Retour sur Atelier – Plaidoyer Santé | 27/09/19

img_20190927_141826Pour la seconde journée d’échanges sur le plaidoyer santé-environnement en collaboration avec Promotion Santé Environnement Normandie, l’ANBDD a réuni les participants à la salle du Belvèdére à l’université de Caen. Une quarantaine de personnes se sont présentées pour travailler sur les six fiches actions prévues

En introduction, Timothée a rappelé l’objectif principal : créer des outils efficaces et concrets pour convaincre les techniciens et les élus pour engager des actions en faveur de la santé. Ici, on ne parle pas des soins quand on parle de santé mais des individus, de leurs santé sociale ou de leurs comportements (cf la charte d’Ottawa).

Ce plaidoyer (« un nom parfois galvaudé« ) est composé de différents outils déjà en production :

  • Les fiches actions
  • Les vidéos des chercheurs
  • La plaquette

copie-de-img_20190927_110348Différentes questions ont émané des participants, faisant souvent part des difficultés rencontrées avec les acteurs «nous avons des élus convaincus (peu nombreux) et des élus qui sont très éloignés de cet engagement, comment faire pour avoir un engagement global dans cette situation ? » énonce une participante.

D’autres problématiques comme la technicité des outils pour des maires ruraux est évoquées par une participante notamment en parlant de la plaquette « si je présente ce document à un élu rural, il ne va pas le lire. Ce n’est pas adapté aux élus mais aux techniciens ». Les organisateurs répondront que c’est à nous, les participants et convaincus, d’être dans l’échange et dans la formation pour faire changer les choses. Il est d’ailleurs précisé en conclusion par un participant qu’il est important de ne pas être que dans une démarche descendante et que le dialogue sera une des clés de la réussite de la démarche.

Six groupes sont formés ensuite pour faire évoluer les fiches actions, discutions et travail autour des freins et leviers pour obtenir des outils plus performants.

img_20190927_110358Après ce temps de travail, un temps de parole s’est ouvert sur des sujets à aborder dans des potentielles nouvelles fiches actions. L’eau, la biodiversité, le bruit, la qualité de l’air on été évoquées mais le sujet de la technologie à ouvert le débat sur les limites du plaidoyer. . Une participante évoque l’idée de poser « les premières briques » quand un participant annonce clairement son désaccord. Néanmoins on note que la santé mentale et le bien-être interpellent pour les futurs travaux.

Après un exercice de travail, les participants ont échangé sur la sensibilisation. Qui pour porter la parole, comment convaincre, qui convaincre pour faire changer les choses ?

Il faut des personnes référents, convaincues du projet, capable d’aller vers les élus. Le travail est plus complexe dans les zones rurales où les référents sont moins nombreux. Au sein de la population, des « ambassadeurs » ou « représentants d’un quartier » peuvent être des appuies essentiels. Un des groupes notent que le calendrier électoral peut être un frein aussi au développement des pratiques.

Des discussions plus libres ont conclues la journée, il est encore difficile de limiter de sujet et de mettre des frontières mais un intervenant précise que ce travail doit permettre de « faire évoluer sans vouloir radicaliser » et un autre félicite « la qualité des documents » et l’apport des travaux universitaires.