Programme

Matinée : présentation des liens existants entre naturalistes, chercheurs et gestionnaires d’espaces naturels en Basse Normandie

Après midi : Deux tables rondes sur :

- « Formations dans les domaines de la connaissance de la biodiversité et des biotopes en Basse-Normandie : état des lieux, quels besoins, quelles propositions ? » Animée par Joël Rihouet, CPIE vallée de l’Orne

- « Études des fonctionnalités écologiques : quelles échelles, quels outils ? » Animée par Jean-Baptiste Wetton, PNR des Marais du Cotentin et du Bessin

 

 
 

Bilan

Matinée :
Les deux présentations introductives de la journée ont permis de présenter un état des lieux de la place de la biodiversité
- au sein des projets de recherche bas normands
- au sein des structures naturalistes et gestionnaires d’espaces naturels

Après cette introduction, six présentations ont été réalisées pour présenter des exemples de liens existants entre naturalistes, chercheurs et gestionnaires d’espaces naturels.

Après midi :
L'état des lieux dressé de la formation en B.N. fait transparaitre des besoins. Pour l'insertion des jeunes, il semble nécessaire d'avoir des formations alliant technique et gestion de projet, sans pour autant d'hyperspécialisation. Ces formations pourraient gagner en visibilité, d'autant plus que les propositions de formation sont adressées aux étudiants à l'échelle nationale. La formation continue, les diplômes universitaires, sont aussi de plus en plus demandés. Cependant on constate que le thème de la biodiversité apparaît de plus en plus tardivement dans les formations ce qui ne facilite pas la sensibilisation des jeunes à cette thématique. Il semble primordial d’arriver à consolider les collaboration entre les formateurs et les associations naturalistes ou gestionnaires d’espaces naturels en développant un véritable travail mutualisé en amont. Ces principes de collaboration seraient adaptés en fonction des enjeux locaux et des objectifs et/ou thématiques partagés par les acteurs.

L'atteinte d'une « bonne » fonctionnalité des espaces naturels suscite l'intérêt de l’ensemble des acteurs. En effet nombreux sont ceux qui doivent gérer des problématiques dont la source est en dehors des limites de l’espace qu’ils ont en charge. La création d’un site atelier appuyé sur un réseau d’espaces naturels pourrait permettre une gestion de ces espaces plus pertinente. Cette gestion permettrait d'améliorer la compréhension des interactions entre compartiments biologiques, entre espaces géographiques, à différentes échelles de temps.

Il semble également important d’arriver à travailler sur des sites « ordinaires » et non systématiquement (comme il est coutume en recherche aujourd’hui) sur des sites qui présentent un risque.

L'option de site atelier semble attrayante pour plusieurs raisons, s'appuyant sur un réseau d'espaces, réels ou idéels, permettant d'instaurer une synergie entre acteurs avec l'enrichissement de base de données communes, de partage d’objectifs propre à chacun, semble attrayante. Ces sites ateliers permettraient de mesurer l'évolution des milieux, les impacts des activités anthropiques (gestion immédiate, changement climatique..)

 Bilan de la journée et suites à donner :

Les principales conclusions et pistes d’action étant ressorties de cette journée sont résumées ci-dessous :

  • Volonté de donner plus de visibilité aux formations existantes en lien avec la biodiversité en Basse Normandie. Ceci pourrait être réalisé en partie par l’intégration de ces formations au pôle de formation continue en cours de construction par l’IRD2
  • Trouver des moyens de mieux valoriser et développer les liens entre naturalistes, gestionnaires d’espaces naturels et chercheurs. L’organisation d’un nouvel atelier en 2013 puis de rendez vous réguliers rassemblant ces publics pour des échanges scientifiques pourrait permettre de répondre à cet enjeux. La question du « portage » de ces initiatives est posée.
  • Assurer une meilleure formation / sensibilisation des étudiants, collégiens, lycéens aux questions en lien avec la préservation de la biodiversité. Cette question pourrait être discutée avec l’URCPIE.

Des dispositifs en construction comme le SRCE (Schéma Régional de Cohérence écologique) ou l’ « Observatoire de la biodiversité » pourraient être également des opportunités de réponses aux pistes d’action listées ci-dessus et ce en particulier pour répondre à la volonté commune de mise en place de sites ateliers.

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