Programme

La séance a été animée par Jean-Michel Cador (directeur-adjoint de l'UFR de Géographie, Environnement et Aménagement et responsable du Master 2 AGIRE) autour d’un public composé des étudiants de Master 1 et 2 de géographie, toutes spécialités confondues et de la Licence Professionnelle. Elle a débuté par les mots d’accueil des organisateurs dont l'intervention enregistrée du vice-président de l'IRD2, Jean-Karl Deschamps puis un mot de bienvenue de Daniel Delahaye, vice-président de l’UCBN, sur le rôle de l'IRD2 et de ses composantes dans la transmission et la mise en commun des savoir scientifiques et des expertises individuelles.

En guise d’apéritif, le film Story of Stuff (2008) d'Annie Leonard a été présenté, suivi d'un court débat, faute de temps, avec les participants et le public.

La matinée fut ensuite organisée en deux tables rondes, avec la participation des intervenants suivants : Olivier Maquaire (professeur, Université de Caen Basse-Normandie, directeur du laboratoire Géophen), Matthieu Fressard (doctorant, Université de Caen Basse-Normandie, laboratoire Géophen), Alexandre Brugeron (BRGM), Julien Defenouillère (DREAL Basse-Normandie), Guillaume Deal (Conseil Régional de Basse-Normandie), Jonathan Thierry-Collet (Parc naturel régional des Marais du Cotentin et du Bessin)

Table ronde N°1
Cartographie et risques environnementaux

Détail de la table ronde

Olivier Maquaire a construit son intervention autour de la notion de prise en compte du risque par la société et des réponses apportées par le gouvernement français à partir des années 1990. Le Plan de prévention des risques (PPR) a été cité comme un outil mettant la cartographie au service de la prévention des risques et quelques critiques ont été soulevées quant à cette démarche (manque de précision, besoin d'actualisation fréquent, échéance centennale).

Matthieu Fressard a parlé de l'apport de la cartographie dans un souci de développement durable en prenant l'exemple des travaux qu'il mène pour sa thèse sur les glissements de terrain dans le Pays d'Auge. Il a exposé la démarche à mettre en oeuvre pour transposer la connaissance scientifique des phénomènes en un support cartographique d'échelle opérationnelle et en a résumé quelques étapes (collecte de données sur le terrain, cartographie expert, modélisation numérique).

Alexandre Brugeron est intervenu pour expliquer le rôle des outils cartographiques du BRGM (Bureau de recherches géologiques et minières) pour une meilleure gestion des ressources et des risques environnementaux. Il a notamment évoqué le besoin d'harmonisation des cartes géologiques constituées entre 1968 et 2011, auquel l'outil informatique et géomatique permet d'apporter une réponse, ainsi que des innovations et une mise à disposition plus aisée des données.

Table ronde N°2
Les apport des systèmes d'information géographique (SIG) pour les démarches de développement durable

Détail de la table ronde

Julien Defenouillère a concentré son exposé sur la question de l'accès du public aux ressources d'information sur le développement durable et la gestion de l'environnement en faisant un bref historique de la question (1978 : droit d'accès aux documents administratifs ; 1998 : convention d'Aarhus ; 2003 : directive européenne sur l'accès à l'information sur l'environnement). Il a ensuite présenté les bases de données mises à disposition du public par la DREAL ainsi que quelques autres portails.

Guillaume Deal a parlé du rôle des SIG dans la tentative de rapprochement des territoires en évoquant la mise en commun des données ainsi que les limites de cette démarche. Il a montré le rôle des SIG comme outils au service des politiques régionales de gestion de l'environnement et a rappelé l'importance de la circulation et de la mise en commun des connaissances.

Jonathan Thierry-Collet est quant à lui intervenu pour présenter le rôle des SIG au sein des Parcs naturels régionaux, où les outils cartographiques sont largement employés comme soutien aux différentes missions dans les domaines de l'analyse comme de la communication. Il a également précisé que les données cartographiques ont certaines spécificités, qui sont tantôt des atouts et tantôt des inconvénients : leur hétérogénéité, leur volume important, leur capacité d'évolution, leurs utilisations multiples et a évoqué le besoin de centraliser leur gestion.

En fin de matinée, la rencontre a été conclue par J.M Cador, qui a rappelé l'importance de la mise en commun et de l'harmonisation des données environnementales et de leurs métadonnées, ainsi que la question de la propriété intellectuelle de ces outils mis à disposition du public. En raison notamment de leur maîtrise des outils cartographiques, les géographes occupent ainsi un rôle clef pour la mise en oeuvre et la cohérence des plans de développement durable.

 

Bilan

Le bilan tiré de cette première rencontre est globalement positif et l’UFR de Géographie travaille d’ores et déjà aux rencontres qu’organisera l’IRD2 à la rentrée prochaine (vers la mi-octobre 2013) en en tirant des enseignement. Le public sera notamment élargi pour diversifier les points de vue et la rencontre (probablement même 2 ateliers) sera co-organisée avec une autre UFR de l’Université.

Lien vers le Master Agire

 

Diaporama

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