Trois questions à
Pierre BERGEL

La progression de la périurbanisation est-elle inquiétante en Basse Normandie ?

En Basse-Normandie, il reste encore beaucoup d’espaces non bâtis, même autour de Caen, là où les dynamiques de périurbanisation sont pourtant les plus vives. Les fortes consommations de sols se concentrent sur un petit nombre de communes (quelques dizaines), laissant l’immense majorité de la région à l’écart de l’artificialisation.

La périurbanisation est-elle une source majeure d'artificialisation des terres ?

Il faut relativiser le facteur « construction de logements » dans l’artificialisation des sols. La majorité des superficies artificialisées est liée à la construction de parkings, de voies routières ou de bâtiments d’activités. Par ailleurs, une bonne part des superficies enregistrées comme bâties sont en fait végétalisées : c’est le cas des terre-plein, des talus anti-bruits et, surtout, des jardins privatifs dont le nombre augmente très rapidement. Pour toutes ces raisons, ni la périurbanisation ni l’artificialisation ne consomment un département tous les sept ans, valeur fortement exagérée… Heureusement !

La densification douce est-elle considérée comme une solution d'avenir ?

Il est important de nuancer certaines évidences trop rapidement admises à propos de l'artificialisation des sols. Toutefois, cela ne doit pas conduire à sous-estimer les difficultés. En France, beaucoup de facteurs poussent à la dédensification du bâti et des logements : souhait des ménages, contraintes liées à l’utilisation de l’automobile, etc. Les enquêtes de terrain effectuées par les étudiants ont montré une prise de conscience de la part des élus ainsi qu'une multitude de "bricolages" individuels pratiqués à la parcelle. Associés à de nombreux changements législatifs et réglementaires, ces premiers "frémissements" en faveur de la densification semblent encourageants pour l'avenir.

 

 


Activité au sein de ma structure

l’Unité Mixte de Recherche « Espaces et Sociétés » 6590 CNRS est spécialisée dans l’analyse des sociétés à partir d'une lecture critique de l'organisation de l'espace géographique. L’unité de recherche compte environ 200 chercheurs et elle est répartie sur cinq universités de l’ouest français : outre Caen, Le Mans, Rennes, Nantes et Angers.

Les recherches sont organisées en quatre axes thématiques :

  • La dimension spatiale des sociétés
  • Dynamique des sociétés et des espaces : quels espaces pour quels projets de sociétés?
  • Représentations des espaces, pratiques des lieux, territorialités
  • Action publique et politiques territorialisées

A Caen, le laboratoire est inséré dans la Maison de la Recherche en Sciences Humaines. ESO-Caen participe à divers pôles de recherche de cette Maison : « pôle rural », « programme villes et sciences sociales », « séminaire émancipation ».

Les recherches et les publications des chercheurs d’ESO sont consultables sur http://eso-caen.cnrs.fr

 

Mon parcours de formation

  • Ecole Normale d'Instituteurs (1980 - 1982), certifié d'Histoire-géographie (1982), agrégé de géographie (1986).
  • Urbaniste CSSAU Science-Po Paris (1992).
  • Chargé de mission constructions publiques, Rectorat de l'Académie de Caen (1992 - 1995).
  • Professeur-agrégé à l'université de Caen (1995-2005).

Thèse de géographie : Quand la ville se refait. Renouvellement urbain et grandes emprises foncières. Exemples en France métropolitaine et dans deux villes de province : Caen et Angers (2002).

Professeur en géographie sociale et urbaine et chercheur à l’unité mixte de recherche espaces et sociétés (UMR CNRS ESO 6590). http://eso-caen.cnrs.fr

Co-directeur du Master Urbanisme et aménagement Durables (MUD) de l’Université de Caen Normandie

Mes interventions pour l'IRD2

Rencontre chercheurs
jeudi 04 déc. 2014 • UFR Droit - UCBN
La densification douce pour renouveler la ville ?
 
 
 

Mes coordonnées

Site web : http://http://www.unicaen.fr/recherche/mrsh/pagePerso/284673

Email : pierre.bergel@unicaen.fr