La façon dont les espèces microbiennes s’adaptent à de nouveaux écosystèmes dépend des autres espèces avec lesquelles elles cohabitent : préserver la biodiversité, c’est favoriser l’adaptation des espèces à des environnements qui changent.

Trois questions à
Nathalie DESMASURES

Selon-vous un lien fort existe-t-il entre activité économique et biodiversité ?

Oui, et dans les deux sens. D’une part l’Homme exploite la biodiversité pour générer une activité économique, comme la production d’aliments, il en est donc dépendant. D’autre part l’activité économique engendre des contraintes (sanitaires, de productivité) à l’origine de modifications de pratiques qui, en retour, vont influencer la biodiversité dans son ensemble, de façon positive ou délétère.

 Prenons l’exemple d’un agriculteur, quelle plus-value a-t-il à préserver la biodiversité ?

Dans le domaine laitier, la préservation de la biodiversité sur la ferme à différentes échelles (diversité des espèces laitières, des végétaux des prairies, mais aussi de la flore microbienne) est un gage de qualité, qui peut être reconnue sur le produit fini par des labels comme l’Appellation d’Origine Protégée (AOP) et sur la matière première par une rémunération supérieure.

En partant du constat d’une érosion de la diversité microbienne, votre unité de recherche s’est lancée dans un programme : quel est-il ?

La perte de biodiversité dans les laits crus des pays industrialisés peut être reliée à l’évolution des pratiques à la ferme. Notre unité de recherche a lancé un programme de préservation de la diversité microbienne laitière en Basse-Normandie. Il s’agit de préserver la diversité microbienne (collection normande), d’identifier les pratiques associées à cette érosion, et de les moduler pour préserver la biodiversité microbienne in situ.

 


Activité au sein de ma structure

Mon temps est partagé entre activités d’enseignement de la microbiologie alimentaire notamment à l’ESIX Normandie et activités de recherche sur la microbiologie des écosystèmes d’intérêt laitier (diversité, dynamiques et fonctionnalités des micro-organismes de l’environnement des vaches aux produits laitiers fermentés).

Mon parcours de formation

  • Licence de Biochimie (Université de Caen Basse-Normandie)
  • Maîtrise de Biochimie (Bordeaux 2)
  • DEA Microbiologie Appliquée à l'Agro-alimentaire (Universités de Caen, Brest, Rennes I)
  • Thèse de Doctorat de l'Université de Caen : « Etude de laits de haute qualité : caractéristiques et aptitude microbiologique à la transformation en camembert au lait cru » sous la direction de M. Guéguen
  • Habilitation à Diriger des Recherches : « Ecologie microbienne d’écosystèmes d’intérêt laitier »

 

Mon implication dans le Développement Durable

Tri de déchets, compostage, bannissement des pesticides, tentatives en permaculture

Mes interventions pour l'IRD2

Rencontre chercheurs
vendredi 12 janv. 2018 • Abbaye aux Dames
Recherche et territoires Normands
 
 
 

Mes coordonnées

Site web : http://www.unicaen.fr/icore/

Email : nathalie.desmasures(a)unicaen.fr