Allons nous vers une agriculture en ville ?

Trois questions à
Maxime MARIE

Qu'entend-on sous le terme d'agriculture urbaine ?
Historiquement, l’agriculture a existé au plus près des villes, par l’existence de ceintures maraîchères dans leurs périphéries immédiates, au contact direct du tissu urbain. Ce système, basé sur la proximité des lieux de production et de consommation, a été mis à mal par l’industrialisation et massification de la production agricole, l’internationalisation des échanges à partir des années 60 et 70 (affectant notamment les produits agricoles), et l’extension des grandes agglomérations (qui a provoqué l’urbanisation d’une très grande partie des zones agricoles à la périphérie des villes).

Quels sont aujourd’hui les enjeux du développement de l’agriculture urbaine ?
On assiste depuis quelques années à l’émergence de questions liées au maintien et au développement de l’agriculture urbaine, périurbaine et/ou de proximité. L’enjeu principal de ces questionnements apparaît sans nul doute comme celui de la proximité entre les lieux de production et les lieux de consommation des denrées agricoles, à une époque où plus de 80 % de la population européenne vit en ville… Finalement la question qui se pose ici est bien celle de la relocalisation des productions agricoles.

Quels sont les liens entre cette agriculture urbaine et le développement durable ?

Les liens entre ce type d’agriculture et le développement durable sont bien entendu assez clairs et peuvent être questionnés à l’aune des trois dimensions du développement durable : ce type d’agriculture peut-il constituer un modèle générateur d’emplois directs viables (et vivables) dans le temps ? Peut-il permettre l’instauration de liens solides et équitables entre producteurs et consommateurs ainsi que la dynamisation de la vie sociale locale ? Est-il en mesure de produire de manière respectueuse de l’environnement des denrées agricoles ?
La capacité de la société à répondre à ces trois grandes questions nous amène à interroger bien évidemment la durabilité du système agricole tel qu’il fonctionne aujourd’hui, mais aussi à questionner la durabilité des grandes politiques d’aménagement du territoire, notamment dans le domaine de la gestion du foncier.


Activité au sein de ma structure

L'ESO Caen est un laboratoire de recherche en géographie sociale. Au sein des sciences sociales, la spécificité de notre approche est d'analyser les dimensions spatiales des sociétés. Plus précisément, il s'agit d'analyser les conditions de production de l'espace géographique pour comprendre la production et la reproduction des inégalités sociales.

Mon parcours de formation

Doctorat de Géographie de l’Université de Caen, soutenu le 16 novembre 2009 et obtenu avec la mention « très honorable avec les félicitations du jury » :

 « Des pratiques des agriculteurs à la production de paysage de bocage. Etude comparée des dynamiques et des logiques d’organisation spatiale des systèmes agricoles laitiers en Europe (Basse-Normandie, Galice, Sud de l’Angleterre) "

Mes interventions pour l'IRD2

Rencontre chercheurs
lundi 27 mai 2013 • Jardins du Londel
Jardins partagés et rôle des collectivités SOL
 
 
 

Mes coordonnées

Site web : http://www.unicaen.fr/recherche/mrsh/pagePerso/2191361

Email : maxime.marie[at]unicaen.fr