« Longtemps il fut interdit d’en parler, car l’argent, c’est sale. Alors que la nature, c’est propre. Dans notre culture judéo-chrétienne, on n’est pas habitué à considérer l’argent comme une façon de conférer une valeur aux choses. Alors, mettre un prix à la montagne comme à l’eau qui s’en écoule… Y toucher, c’était ouvrir la boîte de Pandore du capitalisme débridé, celle où l’on ne trouve que les choses qui ont un prix, un prix fixé par la rareté ou les bénéfices qu’on en tire. Mais que vaut une montagne sans ski, une rivière sans barrage, une espèce qui n’intéresse
personne, un bout de désert et un bord d’autoroute ? »

Extrait de ce 6eme dossier thématique, écrit par Frédéric DENHEZ, animateur des rencontres « La biodiversité et vous? » mars 2017